Ceci n’est pas le Web sémantique

février 20, 2013

Le Google Knowledge Graph a fait du chemin depuis sa première annonce au printemps dernier. Beaucoup de choses ont été écrites sur la portée de l’événement, qui entérinerait l’adhésion officielle de Google aux principes de base du Web sémantique, résumés par la formule choc things, not strings. Avec des chiffres qui se veulent impressionnants : des centaines de millions de choses et des milliards de faits (propriétés des choses et relations entre elles).

Selon une déclaration de Larry Page le mois dernier, le Knowledge Graph n’est encore qu’à 1% de ses objectifs. Au passage le patron de Google souligne que la tâche est ardue, en particulier dans ses aspects multilingues. Effectivement si l’on en croit ces offres de recrutement de contributeurs multilingues on constate qu’en matière de construction de la connaissance et de consolidation des données Google lui-même doit admettre que la puissance de ses algorithmes ne fait pas tout, et qu’arrivé au niveau de détail où le diable se niche, Humans do it better, pour reprendre le slogan un peu désuet (aujourd’hui abandonné d’ailleurs) de l’Open Directory.

Nul ne peut nier que le Knowledge Graph ajoute une vraie valeur à la recherche, avec une expérience utilisateur agréable et fluide qui permet de rebondir par exemple d’un peintre à ses oeuvres, de celles-ci aux musées où elles sont exposées etc. On navigue ainsi dans ce qui ressemble bien à un graphe de connaissances, et on y apprend beaucoup de choses. Mais de là à dire que Google a adopté et mis en œuvre les principes du Web  sémantique, il y a un pas. Pour bien s’en rendre compte, comparons une description Knowledge Graph et une page de data.bnf.fr pour un tableau de Magritte, dont le sujet semble particulièrement adapté à notre propos. Lire le reste de cette entrée »

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